À propos

À propos de ce blogue

Au départ, ce blogue se voulait être un complément à la boutique de tissus en ligne Cotonflanelle.com, où vous trouvez des tissus modernes pour la courtepointe, les vêtements et la décoration. J’ai pris plaisir à réaliser, des tutoriels pour accompagner des patrons. J’espère que vous en aurez autant à les visionner ! Vous y trouverez des articles en lien avec les tissus et la couture

Je disais donc, au départ le blogue était un complément à la boutique, mais j’ai eu envi d’élargir les sujets, de parler de mes passions, de mes intérêts et de présenter mon côté artiste. Bien oui, je suis une artiste, Madame 🙂 Le nom changera pour « L’arrière Boutique »

 À propos de Moi

D’enseignante au primaire, artiste en arts visuels, chargée de cours et doctorante, comment je suis devenue entrepreneure ?

Si je réfléchis un peu !
Mon père était laitier. Un jour, un type, un vendeur de balayeuses, c’est pointé à la porte de notre maison. J’avais autour de 10 ans. Je ne sais pas s’ils se connaissaient avant ce jour, m’enfin. Le type sort son attirail de la boite. Une belle demie-sphère chromée. C’était toute qu’une balayeuse. Elle ramassait même l’eau. Je ne me souviens plus si c’est du Coke ou un café, mais toujours est-il qu’il verse le liquide sur le tapis. Le cerne, toi !
Pour les curieuses, il s’agit de la FairFax.

Pour les très très curieux ! https://youtu.be/D3BXz8lDTQo

Il n’en fallut pas plus pour que mon père devienne vendeur. Un vendeur de balayeuses !!!!

Ça ne fut pas long, qu’il gravit les échelons et devint le king Pine pour l’est du Québec. Vendeur de balayeuses… Le pire pour moi, c’est lorsqu’il m’obligeait à aller dans un kiosque de centre d’achat pour faire des démonstrations. Tsé, le genre de ventes limite, pression. Je pense que c’est à cause de lui que la loi sur la vente itinérante a été créée. (Blague)

Toujours est-il que j’ai répudié la vente, quelle qu’elle soit.
(Ici, prendre une petite voix de vieillard pour lire la phrase.)
Je n’ai jamais rien vendu personne, je n’ai jamais rien offert à personne. Sauf une fois au Popeye Burger.

Pourtant, j’avais bien commencé ma vie d’entrepreneure. Toute jeune, autour de 10 ans, je me promenais dans les rues de mon quartier avec mon express. Je vendais des vêtements et des bas à l’effigie du célèbre Smiley. Ensuite, c’est par catalogue que je présentais les produits. Le petit catalogue Primes de luxe sous le bras, je faisais ma tournée. Imaginez la petite blondinette à lunette et distraite ! Je devais passer plus de temps à me promener et à jaser qu’à vendre. Lorsqu’arrivaient les commandes, c’était comme si c’était Noël pour moi. Je crois me souvenir que je restais jusqu’à ce que la cliente ouvre son paquet. Il y avait sans doute plus d’excitation chez moi que chez elle. À cette période, je n’avais pas la perception négative de la vente que j’ai développée, je ne sais trop comment. Après cela, ce fut terminé.

Même, plus tard lorsque les enfants rapportaient de l’école ou de leurs activités parascolaires, un truc à vendre. Ça me rendait folle. Une année, plutôt que d’aller vendre les pains, on les a mangés pendant des semaines. Et j’ai maintenant de belles tulipes grâce au club de ski de fond.

Tout ça pour dire que 40 ans plus tard, j’ai retrouvé le même plaisir que lorsque j’étais gamine et que je me promenais avec mon express. Je voulais une boutique en ligne pour me donner une qualité de vie. Choisir mon horaire. Vivre à mon rythme. Cesser de courir dans tous les sens. Il est important, pour moi, d’être à l’écoute des clientes afin de répondre à leur besoin. Même dans le cadre d’un commerce strictement en ligne, je crois que c’est possible.

P.s.: Lorsque les tissus commandés me sont livrés, je retrouve cette joie d’enfant !